L’industrie de la construction traverse un changement générationnel majeur. Kiewit investit massivement dans la formation pratique et dans des carrières à long terme pour combler cet écart, et Francisco Ozaeta Jr. en est un exemple concret.
Lisez cet article en espagnol. Bien avant de mettre le pied sur un chantier, Francisco était un enfant qui regardait son père travailler. Son père, plombier, pouvait réparer presque n’importe quoi, mais ce qui a marqué Francisco, ce n’était pas les outils. C’était la façon dont son père, qui possède maintenant sa propre entreprise de plomberie, construisait quelque chose de durable avec ses mains. « J’ai toujours voulu être comme lui », raconte Francisco. « C’est mon idole. » Cette admiration est devenue la base de son éthique de travail et la force motrice derrière ses réussites chez Kiewit. Francisco a fait ses débuts comme aide, un rôle d’entrée soutenant l’équipe avec des tâches de base, mais il s’est rapidement démarqué. Lors d’une formation en gréage, il a été le seul à réussir l’ensemble des tests écrits et pratiques. « C’était un moment de grande fierté », dit-il. Il a ensuite été choisi pour diriger le programme de santé-sécurité du projet, une étape clé qui a mené à sa promotion comme contremaître en structures. Dans ce rôle, il gérait les opérations sécuritaires de levage et de déplacement de matériaux lourds. Son leadership n’est pas passé inaperçu. Il a été nommé Key Craft, une reconnaissance attribuée aux meilleurs professionnels de métier. À partir de là, il a obtenu une place dans le programme de développement accéléré des compagnons, un programme de formation destiné aux futurs leaders du métier. « Être choisi me fait sentir valorisé », explique Francisco. « Ça me montre que Kiewit veut que je réussisse et que j’avance. » Au début de 2025, il a complété son premier cours du programme au Texas, sous la direction de l’instructeur en montage de structures métalliques, Hugo Mosqueda, qui dit que Francisco s’est démarqué dès les premiers jours par ses questions pertinentes, ses notes détaillées et sa capacité à appliquer rapidement ce qu’il apprenait sur le terrain. « Sa détermination, son humilité et son désir d’apprendre font de lui un investissement solide, autant pour ce qu’il est capable de faire maintenant que pour tout le potentiel qu’il démontre chaque jour », souligne M. Mosqueda. La prochaine étape amènera Francisco au centre de formation de Kiewit à Aurora (Colorado) pour une formation avancée, grâce au programme du National Center for Construction Education and Research (NCCER), poursuivant le même parcours structuré qui prépare la prochaine génération de chefs de métier.
Saisir le moment
L’ascension de Francisco illustre comment Kiewit se prépare pour l’avenir. À l’approche de la retraite d’un grand nombre de travailleurs d’expérience, les entreprises comme Kiewit doivent développer davantage de talents qualifiés et former de nouveaux leaders. Un rapport de 2018 du NCCER et du Construction Industry Institute estimait que 41 % de la main-d’œuvre de la construction prendrait sa retraite d’ici 2030. Andrew Pate, responsable du centre de formation de Kiewit, est l’une des personnes qui préparent ce virage. « Les entreprises devront commencer à embaucher des gens qui n’ont pas nécessairement d’expérience », explique Andrew. « C’est pourquoi la formation deviendra encore plus importante au cours des cinq prochaines années, pour continuer à garantir la qualité de notre travail. » Kiewit a élargi son modèle de formation au-delà de son installation du Colorado et offre maintenant 75 % de l’enseignement au moyen de centres mobiles de formation, des conteneurs maritimes convertis en salles de classe portatives directement sur les chantiers. Les participants sont recommandés par leurs superviseurs selon leur ancienneté, leur sécurité, leur fiabilité et leur potentiel de croissance. Les commentaires montrent que les travailleurs formés se sentent plus valorisés et sont plus susceptibles de rester dans l’entreprise. « Notre calendrier est presque complet pour l’année », affirme Andrew. « Et le besoin ne fait qu’augmenter. »
Propulser l’avenir
L’un des secteurs où la demande augmente est celui de l’acheminement de l’énergie, où il devient de plus en plus difficile de trouver des monteurs de lignes qualifiés. Le centre a donc commencé à former des employés spécifiquement pour ces rôles dans le cadre du programme de développement accéléré des compagnons dédié à l’acheminement de l’énergie. « En quatre ans, ce programme prépare les participants à travailler dans l’un des secteurs les plus stimulants de la construction », explique Vance Brison, responsable des apprentissages dans l’acheminement de l’énergie. Les cours sont offerts en anglais et en espagnol par des instructeurs certifiés NCCER. Depuis 2023, plus de 80 apprentis ont été formés et plus de 50 sont actuellement inscrits. Les participants se perfectionnent en transport, postes de transformation ou distribution, grâce à des simulateurs, des parcs de poteaux, un laboratoire de transformateurs et la réalité virtuelle. « Le type de recrue que nous recherchons n’est pas nécessairement celui avec la meilleure moyenne ou celui qui grimpe le plus vite à un poteau électrique », dit Vance. « C’est quelqu’un avec la bonne attitude, prêt à apprendre, à travailler et à évoluer. C’est ça, la culture Kiewit. » À mesure que de nouveaux projets émergent et que la main-d’œuvre vieillit, Andrew considère que le moment est idéal pour la prochaine génération d’entrer dans l’industrie de la construction. « Trouver une entreprise qui paie l’ensemble de ta formation? C’est rare », souligne-t-il. « Si tu te présentes, que tu travailles fort, que tu as une bonne assiduité et un solide dossier de sécurité, tes chances d’avancer et de gagner davantage augmentent considérablement. Et ça se traduit par une meilleure vie pour ta famille ou pour ceux que tu soutiens. » 
Accélérer le développement du bassin de talents
Autrefois, l’embauche en construction priorisait la rapidité, l’expérience et la disponibilité locale. Aujourd’hui, l’accent est mis sur la création de carrières durables et l’élargissement de l’accès aux métiers spécialisés. « Pour quelqu’un qui sort à peine du secondaire, entrer dans les métiers peut sembler hors de portée », explique Ron Duce, responsable du développement de la main-d’œuvre chez Kiewit. « Sans connexion, c’est difficile de commencer. » Les gestionnaires d’embauche recherchent habituellement des candidats ayant une expérience en construction. « Pour faire croître la main-d’œuvre, on doit offrir aux nouveaux talents d’entrée la possibilité de rejoindre l’entreprise et de développer leurs compétences », poursuit Ron. Kiewit centralise maintenant le développement de la main-d’œuvre et investit dans des relations à long terme avec des écoles professionnelles partout aux États-Unis. L’objectif est de bâtir un bassin de talents fiable, et non seulement de pourvoir des postes vacants. « Nous investissons dans un ensemble d’écoles professionnelles qui correspondent à notre stratégie de recrutement à long terme pour les métiers », explique Gabriel Cambrelen, responsable du développement de la main-d’œuvre spécialisée. Cette stratégie reflète l’approche de longue date de Kiewit pour le recrutement d’ingénieurs. « Nous appliquons maintenant cette structure aux métiers, en plaçant les talents comme employés de l’entreprise, et non seulement pour un projet. » Kiewit collabore aujourd’hui avec plus d’une douzaine d’établissements, dont le Oklahoma State University Institute of Technology et le Southeast Lineman Training Center. Chacun répond à des besoins particuliers : techniciens diesel, opérateurs de grues, monteurs de lignes, et plus encore. L’entreprise souligne les embauches directes par des journées de signature des accords, offrant aux étudiants une voie claire vers leur carrière au sein de Kiewit. « L’engagement et l’effort comptent », explique Gabriel Cambrelen. « Et nous y répondons en offrant des possibilités. » Franciscoest la preuve vivante de ce qui peut arriver lorsqu’une personne répond à l’investissement de l’entreprise par son propre effort. Il considère maintenant son instructeur, Hugo Mosqueda, comme un mentor. La patience dont Hugo faisait preuve en classe influence aujourd’hui la façon dont Francisco dirige sur le terrain. « Parfois, quelqu’un ne comprend pas », dit-il. « Et je me demande : comment Hugo aborderait-il cela? » Cette capacité à rester présent reflète l’approche de Francisco au travail. C’est lui qui se porte volontaire la fin de semaine, qui prend des quarts supplémentaires et qui reste tard au besoin. « Ils n’ont pas besoin de me dire qu’ils le voient », ajoute-t-il. « Je le sens. On avance ensemble, moi comme travailleur et eux comme entreprise. » Son conseil aux autres est simple : se présenter chaque jour, être prêt à apprendre et en faire plus que prévu. « Les occasions vont venir, mais il faut être là », dit-il. « Si tu fais un effort supplémentaire, ça finit par payer. » Cet effort supplémentaire porte déjà ses fruits pour Francisco. Chaque fois qu’il décroche un nouveau titre, il passe le même coup de fil. « Papa, je l’ai fait. » Son père ne dit pas grand-chose. Il ne l’a jamais vraiment fait. « Il est à l’ancienne », raconte Francisco en riant. « Obtenir un “beau travail” de lui, c’est presque un exploit. » Mais Francisco n’a pas besoin de l’entendre. « Je l’entends dans sa voix », dit-il. « Je le vois sur son visage. Il rayonne de fierté. » Et pour lui, c’est la plus belle récompense.